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day 03 - 29 june 04

Aie, difficile réveil, on a mal au dos...(les lits japonais sont durs comme du béton, en fait il n’y a pas de lit, on dort sur le sol avec un linge « un peu » épais),on se réveille souvent durant la nuit, déjà qu’on se couche tard très tard pour garder tout le monde informé sur ce qui nous arrive en écrivant le mail de notre journée.
De plus, le réveil était fixé à 06:30 ce matin (les Japonais sont des lève-tôt) et l’on se réveille à 08:00. ai ai ai, en plus Yoshi, le proprio de la maison doit avoir notre chambre pour 09:00 afin de masser ses clients.
Bon, on descend prendre notre premier petit dej japonais. On ne s’ attendait pas à des croissants ni a du pain....mais pas à ce qui allait s'offrir devant nous! le petit déjeuné sera donc fait de riz, de légumes, poissons...jusque-là, très bien, mais lorsque Kieko (pro de la gastronomie et petite amie de Yoshi, si vous suivez toujours) nous sort deux petits paquets de "nattos " (des sortes de haricots enrobés d’un truc collant brun...)on s inquiète un peu. Bon, on est ici pour goûter de toute façon, donc départ. Je ne peux pas aller au-delà de la moitié de mon petit gobelet, Alex lui fait deux bouchées avant de déclarer forfait, de manière discrète évidemment. C est une mixture des plus étranges, quelque chose de très très collant, mais Yoshi s empresse de prendre les 2 pièces à peine entamées pour les dévorer en toute extase.

Après, sans plus tarder, une douche, car cela fait depuis le départ du dimanche matin que l ont ne s’est pas nettoyé (nous sommes mardi matin tout de même). Douche rapide donc, rangement vite fait de notre chambre puis on repeint nos casques. Connaissant le voltage japonais de 110V, on se dit que ce serait une bonne idée de les tester. J'allume...catastrophe, un petit bruit pénible sort du moteur-voltage trop faible. Testons le circuit...idem, un ronronnement des plus pénible sort de la petite voiture...bref, les studios NHK doivent bien posséder des transformateurs, on ne s inquiète pas plus que cela. On termine les casques et direction Tokyo centre à Shibuya, un des quartiers avec ces fameux carrefours, les écrans géants, la foule, etc. nous nous essayons même à plusieurs jeux vidéo dans une salle d arcade. jeux de danse avec un tapis pour les pas de la chorégraphie, du samurai avec un sabre en caoutchouc. amusant, on se dépense physiquement. on transpire de nouveau comme pas permis.

Nous n avons pas beaucoup de temps pour se balader, car à 16:00 on doit se préparer pour la "party" en kimono (comme dit Yoshi). On décide de rapidement faire un tour au McDo pour oublier les "natos" de ce matin. Naïfs que nous sommes, nous allions bien comprendre plus tard dans la journée l'erreur que nous venions de commettre.

Rapide visite du quartier donc, car on se donne une marge d une heure pour rentrer, car le Metro japonais est relativement complexe, l on si perd très vite. Évidemment, c'est ce qui devait arriver. Le francobelge s'est perdu...pas étonnant tout compte fait, on demande de l'aide, on devine les gestes et les mots et nous arrivons finalement pour 16:00 précises chez Yoshi, OUF. déjà avec le réveil loupé de ce matin, on ne pouvait pas se permettre un deuxième retard.

On entre, Kieko se fait déjà préparer par sa soeur , on voit Yoshi et son kimono, impressionnant, quelle classe! La grand-mère de Kieko nous habille de suite, d'un kimono appelé "yukata", utilisé pour après un bain, sorte d'habit de décontraction (on colle de transpiration...). Ils sont bien loin de la classe de celui de nos colocataires donc je demande quelle est la différence entre les nôtres et les autres. Il y a donc les kimonos décontractés avec un tissu léger (ceux du francobelge design) et ceux dits "montsuki" plus traditionnels, mais aussi beaucoup plus chers et qui se transmettent de génération en génération.

Après ces préparatifs, nous allons manger dans un bar à karaoké loué pour l'occasion. On s'y rend en Metro, les gens nous regardent de manière curieuse, des rires de jeunes filles se font entendre, d'autre on l'air d'avoir du mal a croire se qu ils regardent! mais enfin, que ce passe-t-il? Même Yoshi est fixé du regard des gens...mais nous alors, pauvres européens, habillés en kimono...qu’est ce qu'ils doivent se dire???? c'est comme si nous invitions un japonais à s'habiller en vrai suisse des montagnes et à se balader en pleine ville avec.
Nous arrivons finalement au bar réaménager pour manger. Plusieurs services sont disposés sur la table, on va recevoir une vingtaine de personnes, tous des amis de Yoshi. Il nous présente, il leur dit que nous sommes là pour passer sur NHK ainsi qu'à un festival et que nous avons eu un article dans "Web Designing" (magazines d art digital très réputé au Japon). L'audience à l'air ravie, sourire et "wouaw" de circonstance.
Rapidement, les contacts avec eux se succèdent. Contrairement à l'idée que nous aurions pu nous en faire, les Japonais, que nous côtoyons ici, sont des plus sociables, ils viennent à nous, chacun va à la rencontre de quelqu'un, les échanges de carte de visite sont des plus importants ici. Mais le système fonctionne à merveille, nous faisons rapidement connaissance avec une majorité de personnes toutes plus intéressantes les unes que les autres (une fille qui travaille pour Nifty, important opérateur Japonais, plusieurs étudiantes, un photographe qui fait des vidéos de surf en Australie, une autre fille complètement charmée par un suisse quelle a rencontrée au Canada, un headhunter qui se charge de trouver du boulot pour les gens, il nous dit que trouver des filles ici pour passer la soirée, c est très facile, on verra nous dit - il...).

Lorsque on leur raconte le projet "commotion", leur yeux s illuminent littéralement d'excitations et imitent déjà le bruit des voitures et les secousses des casques, incroyablement touchants et drôle.

Au fur et à mesure des discussions plusieurs personnes font mention au fait que nous soyons allés manger au McDonald's. (l'info a été transmise par Yoshi par nous sans prévoir la suite). Manifestement cela les gêne, ils ne comprennent pas pourquoi nous nous sommes empressés là-bas. Nous comprenons bien vite, par d'autres personnes, que Yoshi et sa copine cuisine des plats très pointus et traditionnel, ils ont une éducation de la tradition manifestement très prononcé bien qu ils aient un magnifique esprit d'ouverture. Nous leur expliquons que l'on y va environ 1 X par semaine, évidement le choc pour eux, mais ils font mine de rien.
Ils ne montrent pas leur gène, ils la dissiumle bien qu'on la devine. nous leur promettons de ne plus y mettre les pieds avant quelque temps.

Nous rentrons finalement après une très bonne soirée passée en compagnie des amis de Yoshi.
Ce fut très instructif même si la communication ne fut pas toujours évidente, l'utilisation de "traducteur" maîtrisant l'anglais et très pratique. Les Japonais apprennent l'anglais à l'école, mais uniquement l'oral, le parlé. Par conséquent, ils comprennent ce qui est dit en anglais, mais sont dans l'incapacité de trouver les mots pour s'exprimer. Bien qu'ils désirent ardemment répondre on les voit souvent bloqué sur une syllabe pendant quelques secondes avant d abandonner et de partir sur une autre question.

Actuellement il est trois heures du matin, on va se coucher avant de louper à nouveau notre réveil qui est cette fois-ci de 08:00.
Mais d’abord faire de la place pour pouvoir mettre nos fines couchettes...nous avons déjà mal au dos...on va s y habituer, c est une question de temps...

(Encore une fois désolé pour les fautes d’orthographe nous savons, mais nous sommes trop fatigués pour les corriger. 7 heures de sommeil en 72 h trop peu…Merci de votre compréhension.)

--francobelge design--

PS : Un problème vient de se poser à ma personne (Alex) comment utiliser les toilettes quand on est tellement grand qu’on a les genoux qui touchent le mur en face des toilettes…bref, on postera une vidéo et celui qui trouve la réponse aura droit à un souvenir japonnais.

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